Une habitude pour une habitude

Une habitude pour une habitude

Le 6 janvier 2009, j’ai arrêté de fumer.

Une très grande victoire pour moi dont je suis très fière.

Cependant, la plus grande peur que les fumeurs ont, à arrêter de fumer, est la prise de poids. Si vous n’avez jamais fumer, vous vous dites sûrement que c’est seulement une question d’esthétique, il faut d’abord le faire pour sa santé, et vous avez raison !

Par contre, être fumeur signifie aussi, chez la majorité des gens, pouvoir manger tout ce que l’on veut sans avoir à subir la prise de poids qui vient avec.

À ce moment-là, on n’a pas vraiment conscience que l’on fou en l’air notre santé, non seulement avec la cigarette, mais aussi avec la malbouffe dont on abuse, mais on sait très bien qu’en arrêtant, nous allons subir ces répercussions.

Pour ma part, en 2008, j’en avais plus qu’assez de dépendre de la cigarette et je m’étais fixée comme objectif d’arrêter de fumer à la nouvelle année. Je me disais prête pour ce défi et je l’étais ! J’étais consciente que je ne pourrais sûrement pas passer à côté de la prise de poids, même si j’avais espoir que ça ne s’adresserait pas à moi.

Je me disais :

« Cindy, tu manges relativement bien. Tu peux arrêter sans prendre du poids et sinon, tu seras capable de t’ajuster. Fais-toi confiance. »

– Commencement –

Le jour « J » arriva…

La nouvelle année est arrivée, le 6 janvier 2009, j’ai arrêté définitivement de fumer avec succès, non pas sans difficulté, mais j’ai réussi !​

Puis, les mois passèrent et je prenais de plus en plus de poids. De plus, quelques mois plus tard, j’ai dû voir un spécialiste, car ma glande thyroïde fonctionnait trop. Je devais prendre de la médication qui allait faire en sorte de la ralentir et malheureusement, prendre ENCORE du poids. Oui, le découragement s’est installé, mais la question est :​

« Est-ce que les choses auraient pu être autrement ? »

Bon, d’abord, je mets une chose au clair, on ne doit pas vivre dans le passé. Le temps que vous passez à vous dire « j’aurais dont dû », c’est du temps de perdu pour maintenant le faire et passer à l’action.

Mais bon, je ne le vous cacherai pas, c’est certain que je me suis posé la question :

« Qu’aurais-je pu faire pour limiter les dégâts de prise de poids ?»

– C’est arrivé –

Une mauvaise habitude contre…

Lorsque l’on décide d’arrêter une mauvaise habitude, cela créer un TROU dans notre quotidien. Ce trou, inconsciemment, nous cherchons à le combler. Donc, on ne peut s’attendre à arrêter de fumer, sans remplacer cette habitude que l’on a régulièrement, tout au long de la journée, par une autre habitude.

Malheureusement, c’est majoritairement par la nourriture que l’on remplace cette mauvaise habitude. Pourquoi ? Parce que la nourriture a un pouvoir réconfortant, en particulier, la mauvaise alimentation.

Alors, lorsque nous vivons un moment de stress, d’anxiété, d’ennui, de peine,… Notre cerveau nous suggère, de façon intense, d’ouvrir la barre de chocolat ou le sac de chip qui traîne dans le garde-manger.

Et oui, notre cerveau est un junky qui tombe vite dans la dépendance.

Cependant, même si c’est difficile de résister, on a toujours le dernier mot et nous avons toujours le choix :

  • soit nous cédons,
  • soit nous nous redirigeons vers une autre habitude, meilleure.

Car, oui, nous devons combler le trou que l’arrêt de cette mauvaise habitude va créer (dans ce cas-ci, l’arrêt de fumer), mais nous avons le choix de décider le comment.

Moi, vous aurez deviné, j’avais choisi la facilité et cédé aux envies que mon cerveau me suggérait, en plus que je travaillais dans un dépanneur, j’avais tellement accès à toutes ces envies !

Bonjour les bonbons et les drumsticks, les barres de chocolat, boissons énergisantes, puis les quarts de livre Angus et frites du Mc Donald, sans oublier les croquettes, les Super-Croques du PFK,…

J’avais fait mon choix et j’en subissais les conséquences avec ma prise de poids, mon manque d’énergie, ma mauvaise humeur et ma fatigue constante. Est-ce que j’ai des regrets ?

Non, mais ce serait faux de vous dire que je ne me posais pas encore cette question :

« Aurais-je pu faire les choses différemment pour éviter de prendre autant de poids ? »

Mais je n’ai pas creusé la question, parce que cette chute dans la malbouffe a été l’élément clé qui m’a aidé à arrêter de fumer. Je trouvais du réconfort dans la malbouffe…

La malbouffe et la prise de poids ne sont certainement pas meilleures pour la santé, mais ça se corrige ! Oui, c’est un autre défi qui ne s’est pas avéré facile, mais lorsqu’on désire une chose profondément, on peut TOUT accomplir.

– Apprentissage –

Un autre défi, une autre habitude à changer

​Cela m’a pris des mois avant de pouvoir dire que je maîtrisais totalement mon arrêt de fumer. C’est vraiment très fort des habitudes lorsqu’elles sont acquises depuis des années. Ce n’est pas en claquant des doigts que la magie survient, mais avec de la persévérance.

Bien sûr, cette persévérance, la malbouffe m’aidait beaucoup. Le hic est que lorsque je me suis rendu compte que la cigarette ne me manquait plus, j’étais, par contre, devenue «accro» à la malbouffe.

C’était la malbouffe qui avait remplacé la cigarette. C’est la malbouffe aussi qui m’a entraîné, sans je ne m’en rende vraiment compte, dans la paresse…

La prise de poids que je subissais, je l’acceptais au début, mais il est venu un temps où je me suis dit :

« Cindy, tu n’as pas 30 ans et tu as déjà de la difficulté à monter quelques marches sans être à bout de souffle… ce n’est pas normal.»

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à « vouloir » un changement, mais changer des mauvaises habitudes sans savoir vraiment où l’on s’en va, mène malheureusement à l’échec…

Et des échecs… j’en ai vécu plusieurs, jusqu’au jour où j’ai compris le vrai sens du «changer ses habitudes».

Ce n’est pas pour rien que l’on ne parle pas « d’arrêter une habitude », mais plutôt de la changer.

Arrêter une habitude créée un trou.

Inconsciemment, nous n’aimons pas avoir un vide dans nos habitudes, dans notre emploi du temps. Donc, je voulais changer, alors je devais intégrer d’autres habitudes, mais cette fois, de bonnes habitudes !

4 ans d’apprentissage…

Tout ce processus de compréhension, d’essai et erreur, on prit du temps. Un temps qui était nécessaire. Mon processus à moi s’est échelonné sur 4 ans. Ce sont ces 4 années qui m’ont permis de mieux me connaître en vivant des échecs, de mieux connaître aussi les ressources qui allaient m’aider en sachant mieux ce que je voulais vraiment.

– Action –

GO ! Changeons nos habitudes pour des MEILLEURS

C’est donc 4 ans après mon arrêt de fumer que j’ai mis le pied dans mon second défi :

–> Ma remise en forme !

Parce que j’y étais maintenant préparé, je savais où j’allais, ce que j’allais faire, mon entourage était averti et tout comme pour mon arrêt de fumer, j’ai réussi !!

Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain, mais en changeant peu à peu mes habitudes.

1. Intégrer l’exercice

J’ai changé des moments de paresse pour des temps d’exercices. Toujours au même moment, et même jour, pour créer la constance et l’habitude.

2. J’ai coupé les restaurants et j’invitais au lieu d’être invité

J’apprenais à me concocter de très bon plats maisons au lieu d’aller au restaurant. Je préférais aussi inviter (surtout les premiers temps) au lieu d’être invité. Ça me permettait de garder un contrôle sur mon alimentation et croyez-moi, on a toujours très bien mangé.

Je ne connais personne qui s’est plainte de mes repas dits « santé ». On pense à tort que manger santé rend l’alimentation très limité, mais j’ai découvert, au contraire, que manger santé était beaucoup plus vaste et goûteux !

Il faut arrêter de penser que manger santé s’est manger de la salade ! Manger santé, c’est manger de façon équilibrer tout en n’abusant pas des produits transformés, des mauvais gras, du sel et du sucre. Bref, je ferai le tour du sujet dans un autre blog, mais la vision de la bonne alimentation est très souvent erronée.

3. Changement alimentaire

J’ai changé mes pâtes blanches pour des pâtes de blé entier.

J’ai changé mes patates pour des patates douces ou des produits céréaliers entiers.

J’ai changé mon chocolat sucré pour du chocolat noir. (Et oui ! Je mange encore du chocolat ! )

J’ai changé mes petits gâteaux pour des yogourts aux fruits et sirop d’érable ou barres granulas nutritives.

J’ai changé mon beurre et ma margarine pour l’huile d’Olive.

Bref, j’ai fait plusieurs petits changements qui m’ont mené à une alimentation équilibrée et plus nutritive.

En conclusion…

Si vous avez un défi, un objectif que vous voulez accomplir, ne prenez pas les choses à la légère. Soyez PRÉPARÉ ! Soyez aussi conscient que si vous enlevez quelque chose à vos habitudes, vous devez le remplacer par autre chose.

Si vous laissez votre esprit s’en charger, cela risque de faire comme mon arrêt de fumer où j’ai tombé dans la malbouffe qui n’était guerre mieux. Cependant, cela m’a permis d’arrêter et j’ai ensuite pris mon courage et corrigé le tire pour atteindre ce que je voulais au tout départ, retrouver la santé.

J’ai réussi parce que j’ai su PERSÉVÉRER et me donner le TEMPS. Il y a aussi un autre facteur qui m’a permis de réussir et c’est l’AIDE. D’aller chercher de l’aide pour ma remise en forme m’a permis d’aller chercher les outils et la motivation de faire tous ces efforts jour après jour.

On pense parfois que l’on est des super-héros, mais la réalité, lorsque l’on tente d’établir le changement, est que nous sommes très vulnérables. D’aller chercher une aide extérieure, peut vous permettre de garder la motivation et les outils pour parvenir à votre but.

Vous aimeriez avoir des conseils, de l’aide, n’hésitez pas à m’écrire.

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